La journée de réflexion sur le don d’organes et la greffe…

…était hier, le 22 juin 2008 !

Cette journée consacrée au don d’organes et ce qui l’entoure est une invitation à la réflexion.

Personnellement, je trouve que c’est encore bien tabou ce sujet et j’ai l’impression, pour l’avoir vécu moi-même, que tant que l’on y est pas confronté, alors on est particulièrement ignorant et pas ou peu concerné.

C’est un sujet délicat.

Lorsqu’il s’agit de sauver un membre de sa famille, et de lui donner un rein, une partie de son foie ou tout autre partie d’organe que l’on peut transmettre de son vivant ; la réflexion est profonde mais généralement plus » volontaire ». Il s’agit de sauver un proche, voire son enfant.

Je sais pour avoir traversé cette épreuve, (mon fils a reçu un morceau de foie de son papa) que c’est loin d’être un choix aisé et qu’il a des conséquences pour le donneur et pour le receveur.

Lorsqu’il s’agit de trouver un donneur cadavérique parce qu’il n’y a pas d’autre solution (incompatibilité ou organe type cœur, poumon), c’est encore une autre histoire. D’abord on est tardivement inscrit en liste d’attente, ensuite, il faut que l’organe soit compatible (lorsqu’il s’agit d’enfants à greffer, pour bon nombre des organes, le donneur doit aussi être un enfant !), il faut aussi que ça soit son tour car des urgences, il y en a des milliers… Va t-on avoir le temps ?!

Puis, à côté de cela, il y a les familles qui perdent un proche et qui se retrouvent confrontées à cette demande, cette douloureuse attente.

Eux-même sont dans la souffrance et voilà ce qu’on leur demande ; « Acceptez-vous un prélèvement d’organes de votre proche, nous donnez-vous l’autorisation de sauver des vies par le biais de sa mort ? »

Là, le délai de réflexion est court, mais la réponse est incommensurable. Imaginez que l’on peut sauver plusieurs vies grâce à un oui.

C’est extrêmement difficile. Je me suis moi-même déjà demandé ce que je répondrai confrontée à cette situation.

Parce que c’est bien de cette question là qu’il s’agit. Très sincèrement, ce n’est pas si simple. C’est vrai que ça ne change pas grand chose pour les personnes décédées, mais pour ceux qui restent c’est psychologiquement horrible.

Bref, aujourd’hui, j’imagine très sincèrement que je dirais oui. Mais avec beaucoup de souffrance !

Je crois que c’est important de le dire. C’est un geste tellement magnifique mais tellement dur aussi ! Il faut se mettre à la place de toutes se familles aussi pour les encourager à dire oui et leur dire qu’on sait comme c’est dur.

Aujourd’hui, si on ne précise pas qu’on ne souhaite pas donner ses organes après sa mort, alors on autorise un prélèvement de ceux-ci. En revanche, si la famille s’y oppose, et c’est souvent le cas, on ne peut sauver personne. Si vous vous sentez concerné, alors il faut absolument le faire savoir d’une part, mais surtout demander une carte de donneur d’organes. Si vous êtes réticent, c’est normal, mis réfléchissez et imaginez qu’un jour ça pourrait être vous dans le besoin.

Mille bravo à ceux qui l’ont fait, mille mercis à ceux qui le feront !

One Response to “La journée de réflexion sur le don d’organes et la greffe…”

  1. Je viens faire un petit tour au cas où :)
    Vous devez être en vacances… alors profitez en bien !

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